L’estime de soi

L’estime de soi

L’estime de soi, quelques pistes pour la développer !


L’estime de soi c’est la faculté à apprécier sa valeur, tout en étant conscient de ses faiblesses et de ses atouts.
Si j’ai une bonne estime de moi, j’accepte d’assumer mes erreurs sans chercher un bouc émissaire, je n’en veux pas à l’autre et j’ose exprimer mon point de vue.

• Que nous apporte un bon niveau d’estime de soi ?

Un bon niveau d’estime de soi permet d’amortir le choc d’un échec en tirant les leçons de celui-ci. L’estime de soi joue le rôle d’amortisseur en nous donnant cette capacité à poser un regard distancié par rapport à la pression sociale et le regard d’autrui.

Parce que je me donne davantage de reconnaissance, je suis moins dépendant de la reconnaissance d’autrui.

• Quels sont les comportements qui fragilisent l’estime de soi ?

L’estime peut être fragilisée par certains comportements tels que :
– se mettre la barre trop haut,
– s’épuiser à rechercher la perfection,
– ne pas se donner le droit à l’erreur,
– se comparer en permanence à ceux qui font mieux sans prendre en compte les domaines où on est meilleur.

• Quelques pistes pour développer l’estime de soi :

– Identifier ses pensées limitantes :

Épictète : « ce ne sont pas les choses qui nous nuisent mais le regard que nous portons sur elles ».

Notre réalité correspond à celle que nous avons fabriqué à travers nos perceptions et notre subjectivité, fruit de notre éducation et de ce que nous avons construit au fil de nos expériences (je ne suis pas doué pour…., la vie est dure…., je ne suis pas assez intelligent…).

– Demandez un avis à des proches :

Sollicitez un proche bienveillant pour vous aider à prendre du recul. Mais attention, pour que cet avis soit utile, il faut être capable de recevoir une critique.

– Savoir recevoir une critique :

Pour recevoir une critique constructive :
– soyez à l’écoute,
– demandez des exemples concrets de ce qui vous est reproché,
– lorsqu’elle est factuelle, accueillez la critique sans chercher à vous défendre ou à contre-attaquer,
– faites savoir que la critique a été entendue et acceptée,
– remerciez votre interlocuteur s’il vous permet de prendre conscience d’un comportement qui vous nuit ou nuit à votre entourage,
– donnez des exemples pratiques de solutions pour être sûr d’avoir bien compris ce que votre interlocuteur souhaiterait comme évolution.

Pour faire face à une critique calomnieuse, faites l’édredon « c’est ton point de vue », ne vous justifiez pas, et essayez d’atteindre la faiblesse qui se révèle à travers l’agressivité de votre interlocuteur (jalousie, erreur de jugement…) en lui demandant quel est son objectif en disant cela.

– Se donner le droit à l’erreur :

« Il est préférable d’essayer et d’échouer plutôt que d’enterrer tranquillement et frileusement son talent ».

L’application positive du droit à l’erreur présente plusieurs avantages, lesquels ?

Tout d’abord il aide à assumer ses erreurs sans catastrophisme et réduit la pression excessive d’une société de plus en plus exigeante sur le plan de la performance.
En renforçant le droit à l’erreur, on renforce le droit à l’initiative. Plus j’accepte l’erreur comme étape d’un processus d’apprentissage, de progression, moins la culpabilité liée à l’échec est présente.

– Etre bienveillant avec soi-même :

Lorsque nous avons échoué, il est intéressant de se demander quel regard nous porterions sur notre meilleur ami s’il rencontrait la même difficulté et comment nous nous y prendrions pour le soutenir. Il importe ensuite de prodiguer à soi-même le même réconfort.
Lorsque nous n’avons pas atteint un objectif, nous nous devons de regarder notre action avec bienveillance en nous disant que nous avons fait du mieux que l’on a pu avec les ressources qui étaient les nôtres à ce moment là.
Nos parents ou l’école nous ont peut-être transmis implicitement l’idée que plus on est dur avec soi-même, plus on va loin. Mais cette idée est aussi répandue que fausse. Plus je me dénigre, plus je perds confiance en moi et moins j’ai de chances de pouvoir regarder l’échec comme un moyen d’apprentissage et une étape vers la réussite.

Pour progresser dans l’estime de soi, je dois sortir du cercle vicieux de l’auto-dénigrement, orienter mon énergie vers l’avenir et mes pensées vers les moyens dont je dispose pour dépasser l’écueil rencontré.

Comments

  • Annick Dhellemmes | Sep 10,2020

    Merci pour cet article très intéressant.

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